Projet d'évaluation

PROJET D’EVALUATION DU LYCEE A. DAUDET - SEPTEMBRE OCTOBRE 2021

 

Le projet d’évaluation du Lycée Alphonse Daudet à Nîmes s’inscrit dans le cadre réglementaire défini par le Décret n°2021-983 du 27 juillet 2021, l’Arrêté du 28 juillet 2021 et le Bulletin Officiel du 29 juillet 2021. Il résulte du travail collectif des personnels de la communauté éducative du lycée en réponse une demande institutionnelle.

L’évaluation est un moment important de la scolarité, un outil essentiel à l’apprentissage. Elle participe à la formation et à la certification de l’élève. Elle impacte son parcours scolaire. Les professeurs sont des professionnels de l’éducation : ils mettent leur expertise au service de leurs élèves et de leur réussite. L’évaluation se conçoit dans le cadre de la liberté pédagogique telle qu’elle est définie dans le code de l’éducation.

Rappel des modalités d’évaluation dans le cycle terminal (classes de 1ère et terminale) en vue de l’obtention du baccalauréat :

Les nouvelles modalités d’évaluation au baccalauréat donnent une place différente au contrôle continu avec une répartition de la note globale entre des épreuves terminales (60%) et des notes obtenues en contrôle continu (40%). L’évaluation dans une discipline donnée relève soit d’une épreuve terminale soit du contrôle continu. Des coefficients sont prévus pour chaque discipline.

Pour la session 2022, les candidats conservent le bénéfice des notes obtenues en classe de première en 2020-21, ce qui modifie la répartition des coefficients. (Cf. Tableaux en annexe). Les enseignements optionnels sont affectés d’un coefficient 2 pour la classe de première et d’un coefficient 2 pour la classe de terminale. Ces coefficients s’ajoutent à la somme des coefficients portant sur les enseignements obligatoires.

Le projet d’évaluation a pour objet de définir les principes généraux visant à garantir une évaluation équitable, juste, diversifiée et transparente pour tous les élèves. Ils respectent les marges d’autonomie et la liberté pédagogique indispensables aux professeurs pour adapter leur enseignement à chaque classe ou groupe d’élèves. Il clarifie les modalités d’évaluation mises en éœuvre dans l’établissement ainsi que les obligations des élèves et des familles.

Une évaluation équitable :

Le processus d’évaluation s’inscrit dans le cadre des programmes nationaux définis pour chaque discipline et pour chaque niveau de classe et respecte les attendus qui y sont explicités. Tous les élèves sont évalués selon les contenus et les compétences définis par les programmes officiels en cours.

Les professeurs veillent à l’égalité de traitement des élèves : les notes retenues pour les calculs des moyennes valident les mêmes compétences (connaissances et capacités) pour un même groupe d’élève.

Le choix des modalités d’évaluation revient aux équipes pédagogiques, chaque professeur restant libre d’adapter son évaluation à sa progression et au profil des classes. Des devoirs élaborés et corrigés de manière collective peuvent être prévus dans chaque discipline. Leurs modalités de mise en œuvre respectent les spécificités de chaque enseignement. La légitimité des devoirs communs doit être décidée à l’échelle de chaque discipline, en s’appuyant sur les compétences des enseignants et leurs modalités d’harmonisation.

Pour avoir du sens, une moyenne doit nécessairement être construite à partir d’une pluralité de notes : au moins 2 notes de travaux en classe par trimestre sauf spécificités liées aux matières à faible volume horaire (enseignement scientifique, EMC,DNL...) Le nombre d'évaluations est fonction du volume d'enseignement effectué dans chaque discipline et de la nature des devoirs proposés.

L'évaluation, dans son principe comme dans ses applications, relève de l'expertise enseignante et n'est pas négociable (tant par les élèves que par les parents d'élèves). Il relève de la prérogative et des compétences de chaque enseignant, en concertation avec l’équipe disciplinaire, de déterminer les modalités et le nombre d’évaluations garantissant la possibilité d’une évaluation trimestrielle.

Les enseignants restent vigilants à la diversité des profils et des situations particulières dans le cadre de l’équité de traitement des candidats. Les travaux organisés pour évaluer les résultats des élèves dans le cadre du contrôle continu prennent en compte les dispenses et aménagements définis dans les plans d’accompagnements personnalisés (PAP), les projets d’accueil individualisés (PAI) et les projets personnalisés de scolarisation(PPS). Ces adaptations et aménagements se font dans la limite des contraintes d’organisation de  l’établissement.

Une évaluation juste :

Le contrôle continu impose le respect scrupuleux de l’obligation d’assiduité. Dans le cadre d’une évaluation juste et équitable, la présence à toutes les évaluations est obligatoire. Elle est la condition de la réussite à l'examen. Toute absence doit impérativement faire l’objet d’un motif recevable, prévu par le règlement intérieur de l’établissement au retour de l’élève en classe. Pour prétendre au contrôle continu, tout élève doit pouvoir justifier, dans les disciplines dans lesquelles il est inscrit pour le baccalauréat, d’une moyenne pour chacun des trois trimestres. Si l’absence justifiée et recevable d’un élève à une évaluation est préjudiciable à la représentativité de sa moyenne, une évaluation de rattrapage sera organisée par l’établissement. En cas d’absence à cette évaluation de rattrapage la moyenne de l’élève ne pourra être retenue pour le baccalauréat et sera remplacée par une convocation à une évaluation ponctuelle (pour les premières dans le courant du premier trimestre de terminale sur le programme de première, pour les terminales en fin d’année scolaire sur le programme de terminale). Dans ce cas, l’’évaluation portera sur l’ensemble du programme concerné.

La gestion des situations de fraude relève de la responsabilité des professeurs. En cas de fraude avérée, l’enseignant déterminera, en concertation avec l’administration de l’établissement, les punitions ou sanctions adaptées en fonction des dispositions définies par le code de l’Éducation. Toute fraude avérée pourra faire l’objet d’une mention dans le livret scolaire. Dans ce cas, il n’y aura aucune possibilité de rattrapage. Il est rappelé que lors des évaluations en classe, les téléphones portables et montres connectées sont éteints et dans les sacs (sauf indication contraire de l’enseignant). Toute action d’un élève en vue de donner ou de recevoir une aide illégitime, quelle qu’elle soit, lors d’une évaluation constitue une fraude.

Une évaluation adaptée et diversifiée :

L’évaluation constitue un levier d’apprentissage. Les professeurs utilisent différents types d’évaluation : diagnostique (pour connaître ce que l’élève sait déjà), formative (pour valider le travail de l’élève et ses acquis en cours d’apprentissage) sommative (pour mesurer les acquis de

l’élève en fin d’apprentissage.) Chaque équipe disciplinaire décide de la proportion des évaluations sommatives prises en compte dans la moyenne de l’élève. Ces évaluations pourront s’appuyer sur les sujets proposés par la Banque nationale de sujets, éventuellement dans le cadre des devoirs communs.

Les enseignants mettent ainsi en œuvre des situations d’évaluation diversifiées, écrites, orales et pratiques. Chaque enseignant a la liberté, conformément à l’expertise qui lui est institutionnellement reconnue, d’utiliser ces différentes formes d’évaluation dans le cadre de son

enseignement. Toute évaluation ne donne pas forcément lieu à une note chiffrée. Les professeurs peuvent valoriser l’implication des élèves dans leur travail dans et hors la classe sous la forme d’une note chiffrée. La prise en compte des devoirs réalisés à la maison dans la moyenne relève de la compétence de chaque équipe disciplinaire.

Les professeurs sont attentifs à la progressivité des apprentissages sur l’ensemble du cycle terminal. Il appartient à chaque enseignant de déterminer les évaluations adaptées à chaque moment du cycle en lien avec l’enseignement qu’il a mis en œuvre et les besoins des élèves dont il a la responsabilité. Les usagers (élèves et parents) ne peuvent contester l’expertise de l’enseignant sur ces capacités.

Tous les enseignements contribuant à la préparation du Grand oral, tous les professeurs peuvent évaluer les compétences orales des élèves. La préparation au Grand oral est prise en charge par les enseignants de spécialités en fonction des caractéristiques propres à leur champ disciplinaire et dans la mesure du volume horaire hebdomadaire qui leur est imparti.

La communication sur l’évaluation au lycée A. Daudet :

Les enseignants informent les élèves des modalités et des critères d’évaluation : chaque élève sait sur quoi il sera évalué, quels sont les attendus et les critères d’évaluation. L’évaluation du professeur notée ou non notée permet à l’élève, d'exercer un regard sur son propre travail, de se positionner dans les apprentissages et de s'approprier des objectifs de progrès. Un retour informé sur son évaluation est apporté par l’enseignant à chaque élève afin que l’évaluation participe au processus d’apprentissage.

Le livret scolaire est renseigné de manière à préciser clairement le niveau atteint par l’élève pour les différentes compétences. L’appréciation générale de l’enseignant reflètera l’engagement effectif de l’élève au cours du trimestre et/ou de l’année (ses résultats, son assiduité, sa ponctualité et, de façon générale, son sérieux et son investissement).

Le carnet de liaison ainsi que les heures de cours et de présence dans l’établissement demeurent les lieux privilégiés d’échange et de dialogue entre les enseignants, les élèves et leurs parents. Les enseignants n’ont pas d’astreinte numérique et ne sont pas tenus de dialoguer avec les élèves et leurs parents par cette voie spécifique.